MONTRÉAL, 23 septembre 2020 – Des organisations environnementales s’avouent déçues par le projet de loi 66 déposé aujourd’hui par la ministre responsable de l’Administration gouvernementale. Elles déplorent qu’on y présente encore le respect des exigences environnementales comme un obstacle à la relance.

Les organisations signataires s’inquiètent du fait que le gouvernement privilégie, avec le projet de loi 66, l’assouplissement des exigences environnementales et de consultation du public afin d’accélérer certains projets d’infrastructure.

Nous reconnaissons l’importance d’améliorer et d’accroître les infrastructures notamment en matière d’éducation et de santé, nous estimons toutefois que la solution ne réside pas dans l’allègement des exigences législatives et réglementaires environnementales. Nombreuses sont les solutions qui auraient permis d’assurer une relance rapide fondée sur des projets collectifs structurants tout en assurant la protection de l’environnement. Le gouvernement a plutôt opté pour une approche qui oppose à nouveau les concepts d’économie et d’environnement.

En vertu du projet de loi, une autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ne serait tout simplement plus nécessaire pour les projets à risque environnemental modéré. Nous nous demandons comment la protection de l’environnement, pourtant identifiée comme priorité au préambule du projet de loi, peut être assurée dans ce contexte ?

Pour les projets à risque élevé pour l’environnement, la portée de l’étude d’impact sera réduite et les opportunités de participation du public et d’accès à l’information restreintes, ce qui risque d’entraîner des conséquences importantes sur la qualité de l’environnement.