Regroupement national
des conseils régionaux de l'environnement
du Québec

Stratégie fédérale de développement durable 2019-2022

Le RNCREQ a déposé un mémoire au ministère des Ressources naturelles.

 

Le gouvernement fédéral a adopté en 2008 la Loi fédérale sur le développement durable qui fournit un cadre juridique à la stratégie fédérale de développement durable. Elle impose au ministère del’Environnement et du changement climatique de déposer une nouvelle stratégie tous les trois ans pour tenir compte des nouvelles priorités. À cet effet, une première stratégie a été réalisée de 2010 à 2013. Puis, en octobre 2016, le gouvernement fédéral a déposé une nouvelle stratégie 2016–2019. Celle-ci :

  • Définit des objectifs conformes aux orientations du développement durable axées sur l’environnement du Programme à l’horizon de 2030 ;
  • Établit des cibles et des indicateurs rigoureux ;
  • Adopte une approche exclusive reconnaissant les rôles importants des autres gouvernements,des peuples autochtones, des intervenants et des Canadiens.

La présente version provisoire de la stratégie constitue une mise à jour et illustre de quelle façon le gouvernement fédéral continuera à faire progresser les objectifs du développement durable au cours des trois prochaines années.

La stratégie fédérale de développement durable 2019-2022

Le gouvernement a lancé une vaste consultation pancanadienne pour obtenir les commentaires et les avis des organismes et des citoyennes et citoyens canadiens d’ici le 2 avril 2019. Le document présent pose un regard critique sur les objectifs, les cibles, les jalons, les principales priorités et les mesures proposés dans la version provisoire de la stratégie.

Dans son mémoire le RNCREQ a fait plusieurs recommandations afin de bonifier la Stratégie proposée par le gouvernement.

Atteindre les objectifs d’ici 2030 nécessitera que toutes les mesures spécifiques de 2019 à 2022 se réalisent. Il n’y a aucune certitude à ce sujet. Le gouvernement fédéral partage ses responsabilités avecses partenaires provinciaux. Il faudrait une volonté commune d’orchestrer et d’intégrer les actions de tous les partenaires. De plus, des nouveaux projets miniers, pétroliers et gaziers verront le jour au cours de la prochaine décennie et nuiront aux résultats attendus en 2030.

La stratégie canadienne permettra la réalisation de plusieurs actions positives provenant des ministères, des organismes, des municipalités, des entreprises et des citoyens. Celles-ci devront être systéma- tiquement publicisées pour sensibiliser, inciter et motiver tous les Canadiens à s’impliquer rapidement.

Enfin, il faut relativiser le fait que les GES émis au Canada représentent 1,6 % des GES mondiaux et queces mesures ont peu d’effet sur la diminution des GES à l’échelle planétaire. Les Canadiens sont parmi les plus grands émetteurs de GES par individu à l’échelle planétaire, et c’est pourquoi il est essentiel de se doter de cibles et d’une stratégie ambitieuse pour que collectivement nous puissions contribuer à la luttecontre les changements climatiques.

Une concertation internationale est donc capitale si l’on veut maintenir un niveau de réchauffementacceptable pour l’humanité.