Regroupement national
des conseils régionaux de l'environnement
du Québec

Impacts des pesticides sur la santé publique et l’environnement

Le RNCREQ a déposé un mémoire à la commission de l’agriculture, des pêcheries de l’énergie et des ressources naturelles

 

Dans son mémoire déposé dans le cadre de la consultation sur les pesticides, le RNCREQ conclut qu’étant donné l’impact des pesticides sur la santé publique et l’environnement, il est primordial d’effectuer une transition du modèle agricole conventionnel vers des modèles viables, utilisant des pratiques qui réduisent ou éliminent l’apport de pesticides. Il est essentiel de revoir le modèle dans une vision globale en évitant d’avoir une approche moléculaire et favoriser le soutien à la transition à l’aide d’outils fiscaux et réglementaires appropriés.

Dans le cadre de la consultation sur les pesticides, le RNCREQ a fait 17 recommandations :

  1. Inciter le gouvernement fédéral à réformer le processus d’homologation pour qu’il protège adéquatement la santé de la population.
  2. Établir un registre public des ventes de pesticides, afin d’élaborer un plan d’intervention lorsqu’une prévalence d’un trouble de santé pourrait être associée à la présence d’un pesticide donné.
  3. Investir dans les études des produits alternatifs pour le contrôle des nuisances de moindre impact sur la santé, tout en encourageant un changement dans les méthodes de culture.
  4. Appliquer le principe de précaution en élaborant un plan d’intervention législatif lorsquecertains pesticides présentent un risque potentiel sur la santé et l’environnement.
  5. Amorcer prioritairement une transition vers des modèles agricoles viables des points de vue environnemental, social et économique, car cette mesure entraînera d’emblée une réduction de la dépendance aux pesticides.
  6. Favoriser l’innovation et la recherche de solutions qui permettraient de réduire les coûts deproduction sous régie biologique.
  7. Considérant que les pesticides sont des contaminants, instaurer un système permettant de normer les critères de qualité des sols, via le Règlement sur la protection et la réhabilitation, en incluant les activités agricoles comme ciblées au sens de la Loi sur la qualité del’environnement.
  8. Appliquer le principe du pollueur-payeur, par exemple via une taxe sur les pesticides, combiné à l’accès à des subventions pour les biopesticides.
  9. Appliquer les recommandations du rapport de l’IRDA : « Les pesticides au Québec : Réduction des impacts sur l’environnement et la santé de la population ».
  10. Effectuer des recherches indépendantes de l’industrie des pesticides sur l’exposition et les risques pour la santé humaine et la santé des écosystèmes.
  11. Rendre accessibles et publics les résultats des recherches sur les impacts des pesticides.
  12. Interdire aux agronomes d’être à la fois conseillers auprès des agriculteurs et employés par l’industrie des pesticides.
  13. Offrir un incitatif financier aux entreprises qui permettent la récupération gratuite de leurs surplus de chaleur pour les projets de serres à hautes valeurs sociales et environnementales, qui n’utilisent pas de pesticides.
  14. Développer une certification de confiance pour les plantes terrestres au Québec, lorsque les normes fédérales pour l’aquaponie sous régie biologique sont respectées.
  15. Offrir un soutien plus important et pour une période de trois à cinq ans pour les organisations qui veulent développer de nouveaux créneaux sous régie biologique.
  16. Investir dans la recherche de solutions innovantes autant au niveau expérientiel avec les producteurs qu’au niveau de la recherche théorique.
  17. Bonifier le 3e volet du programme Prime-Vert afin de soutenir adéquatement les producteurs dans leur transition vers l’adoption de méthodes agroenvironnementales.

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