Regroupement national
des conseils régionaux de l'environnement
du Québec

Examen de la modernisation des ports

Le RNCREQ a déposé un mémoire à Transports Canada sur l’examen de modernisation des ports.

 

Le RNCREQ argumente en faveur de l’optimisation des interfaces ville-port et du respect des plus hauts standards de réglementation. Pour s’assurer du développement des ports viable sur le plan environnemental et adapté aux risques, le RNCREQ recommande aux administrations portuaires de s’inspirer des meilleures pratiques déjà en cours et de se doter d’un plan de développement durable visant notamment la protection des écosystème, la qualité de l’eau et la réduction des GES.

Enfin, le RNCREQ prône une vision intégrée du développement portuaire, avec une planification stratégique en concertation avec tous les acteurs du Saint-Laurent et les différents paliers gouvernementaux du Québec et du Canada

Le RNCREQ croit que les administrations portuaires canadiennes ont tout à gagner d’une émulation qui les poussent à améliorer leurs pratiques pour de meilleures performances environnementales et à utiliser les outils à leur disposition pour les guider :

  1.  Le programme de certification environnementale de l’Alliance Verte offre un cadre détaillé permettant aux compagnies maritimes du Canada et des États-Unis de mesurer puis de réduire leur empreinte environnementale. Le programme exige que chaque participant remplisse le guide annuel d’autoévaluation dont les indicateurs déterminent le classement sur une échelle de 1 à 5.
    Le niveau 1 représente les exigences minimales règlementaires alors que le niveau 5 illustre le leadership etl’excellence. À noter : L’Alliance verte dirige un comité de travail comprenant l’ensemble desmembres actifs présents sur le Saint-Laurent afin de bâtir un indicateur de performance surl’acceptabilité sociale et l’intégration des ports à leur environnement. Les travaux de ce comité sonttoujours en cours actuellement.
  2.  Le « Marine Environnent Protection Awards for Ports 2016 » est remis annuellement par la North American Marine Environment Protection Association (NAMEPA)6 en reconnaissance des efforts environnementaux et l’engagement dans un programme comprenant des objectifs pour l’amélioration de la performance environnementale au-delà des objectifs minimaux de la loi.
  3.  L’Association canadienne des administrations portuaires (ACAP) s’est doté d’un comité spécial afinde contribuer au travail des autorités gouvernementales lors de la révision de la réglementation. Ce comité permet également un échange sur les expériences vécues pas les différentes administrations portuaires et un balisage national des bonnes pratiques.
  4.  Le Réseau mondial des villes portuaires, l’AIVP, a tenu sa conférence mondiale, ainsi que son assemblée générale annuelle au port de Québec en juin dernier. Ce rassemblement réuni plus de quarante-cinq pays et quelques centaines de participants afin d’échanger sur les défis et lesopportunités liés à une cohabitation durable entre les ports et leurs communautés. Il s’agit d’unhaut lieu propice au balisage international efficace des bonnes pratiques et tendances mondiales en matière de relations ville-port.

Le RNCREQ reconnait la contribution des ports à un développement économique plus soutenable en celaqu’ils favorisent un mode de transport moins polluant que le transport routier en terme d’émissions de GES et de consommation énergétique.

La mise en œuvre de la Stratégie maritime du Québec va indéniablementse traduire par une augmentation importante du transport maritime sur le Saint-Laurent. La plupart, sinon la totalité des ports du Québec vont être amenés à développer des projets de construction oud’agrandissement d’infrastructures visant à accueillir de plus en plus de navires (et parfois des navires à plus forts tirants d’eau).

Dans ce contexte, le RNCREQ considère que ce développement devrait s’inscrire dans la continuité des efforts de réhabilitation réalisés dans le cadre du Plan d’action Saint-Laurent (PASL). Par ailleurs, à l’heure de la mise en œuvre de la gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL), qui vise une meilleure harmonisation des activités basées sur la concertation de l’ensemble des acteurs, les impacts environnementaux et sociauxpourraient être réduits en privilégiant des modèles novateurs en termes de gouvernance, en instaurant debonnes pratiques environnementales à l’échelle des ports et surtout en réalisant une planification stratégique et concertée du développement portuaire plus en amont.