Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

« Alimenter notre monde » de façon plus responsable : bravo !

Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement  (RNCREQ) accueille avec satisfaction la politique bioalimentaire du Québec. Elle répond à de
nombreuses préoccupations exprimées par les différentes parties prenantes en environnement et en santé, tout en favorisant le dynamisme du secteur agricole.

Le RNCREQ est très satisfait des grandes orientations de la Politique liées à l’encouragement des pratiques plus responsables en agriculture, à la volonté de développer une offre alimentaire de meilleure qualité et plus accessible, et à l’engagement d’augmenter la part des produits québécois dans notre assiette. En outre, le RNCREQ se réjouit de voir inscrites dans une politique bioalimentaire des balises comme la réduction des gaz à effet de serre, l’amélioration de l’efficacité énergétique, les approches concertées pour améliorer la qualité de l’eau et la santé des sols, la protection de la biodiversité, l’économie circulaire et la réduction du gaspillage alimentaire.

« La politique démontre que le MAPAQ va au-delà des aspects économiques du secteur agricole, a déclaré Vincent Moreau, directeur du RNCREQ. C’est une belle avancée. Il a aussi bien entendu les intervenants aux journées préparatoires et au sommet sur l’alimentation qui ont mis de l’avant l’importance de développer non seulement un secteur agricole prospère, mais aussi sain et durable. »

L’objectif de doubler la superficie en production biologique est aussi une bonne nouvelle.

« La politique aurait pu toutefois être plus ambitieuse à cet égard, étant donné le potentiel pour l’essor de cette filière, constate Vicky Violette, responsable du comité agriculture du RNCREQ. Et il aurait été intéressant d’avoir des mesures pour favoriser les plus petits producteurs. Il est aussi peu question de la réduction de l’usage des pesticides. Un arrimage plus clair avec l’annonce du MDDELCC sur la réglementation des pesticides, il y a deux mois, est souhaitable. »

Pour le RNCREQ, la plus grosse déception demeure cependant l’absence de volonté d’aller de l’avant en matière d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM), une mesure pourtant souhaitée ardemment par les consommateurs eux-mêmes. Le Regroupement s’étonne par ailleurs de la proposition d’améliorer l’accès au réseau de gaz naturel pour les entreprises bioalimentaires. Bien que la volonté de réduire les émissions de GES du secteur agricole soit louable, la Politique devrait rester cohérente avec la lutte contre les changements climatiques et ne favoriser que l’accès aux sources d’énergies renouvelables et à très faibles émissions.

Il faut maintenant concrétiser tous ces objectifs. Le gouvernement investit des sommes conséquentes, ce qui augure bien, et le RNCREQ estime par ailleurs que le MAPAQ doit faire le lien de nombreux ministères : Environnement, Santé et Éducation notamment.

« La Politique valorise les initiatives comme la Tablée de chefs pour apprendre aux jeunes à cuisiner, mais je crois qu’il est aussi important d’apprendre aux jeunes à jardiner, conclut Vicky Violette. Les jeunes sont les parents de demain et il faut développer leur goût pour des aliments de proximité et bons pour la santé. Rien de tel que de voir pousser un légume qu’on a soi-même semé ! »

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Renseignements
Isabelle Poyau, coordonnatrice du RNCREQ
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isabelle.poyau@rncreq.org