Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Privilégier les alternatives à l’auto solo, pour atteindre les objectifs climatiques et pour le bien-être des Québécois

Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) diffuse aujourd’hui son mémoire dans le cadre des consultations sur la politique de mobilité durable du Québec. Le document intitulé « La mobilité durable comme rouage essentiel de la lutte contre les changements climatiques » propose 25 recommandations pour des changements fondamentaux en transport.

L’être humain doit être au cœur de cette politique : les usagers vulnérables que sont les piétons et les cyclistes doivent être favorisés et recevoir davantage de budgets dédiés; les usagers du transport collectif doit bénéficier d’une meilleure offre; les automobilistes doivent quant à eux être incités au transfert modal ou au covoiturage. Les citoyens du Québec seront les grands gagnants de changements profonds en transport : moins d’heures perdues dans la congestion, moins de pollution et une santé publique améliorée.

De manière générale, un meilleur arrimage entre le transport et l’aménagement est fondamental pour encourager une mobilité plus durable et c’est donc une politique gouvernementale, impliquant différents ministères, qui est demandée. Par ailleurs, il est urgent de rééquilibrer le financement entre les différents modes de transport, en s’inspirant en premier lieu de nos voisins ontariens.

« La part des investissements en transport actif et collectif doit augmenter par rapport aux dépenses autoroutières, mentionne Vincent Moreau, directeur général du RNCREQ. Les alternatives à l’auto solo pourront ainsi être plus concurrentielles. Actuellement, la gratuité du réseau autoroutier et son agrandis-sement continuel incite à une surutilisation de l’automobile, qui est rendue insoutenable. Une meilleure équité dans les investissements entre les différents modes de transport est fondamentale pour viser la mobilité durable. »

La mobilité durable est réalisable et nécessaire pour la prospérité économique du Québec, l’efficience des déplacements sur tout le territoire québécois, l’équité sociale, le bien-être et la santé de la population. Il faut maintenant donner les moyens au transport collectif et actif de mieux concurrencer l’auto-solo et ainsi, se donner une chance d’atteindre les cibles de réduction de GES que le Québec s’est donné.

Pour lire le mémoire: « La mobilité durable comme rouage essentiel de la lutte contre les changements climatiques » : http://bit.ly/2varSK8

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Renseignements

Félix Gravel, directeur adjoint – CRE-Montréal
514 571-7666   fgravel@cremtl.qc.ca