Regroupement national
des conseils régionaux de l'environnement
du Québec

Faire du réseau électrique métropolitain une locomotive pour le transport collectif

Le RNCREQ a déposé un mémoire au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement dans le cadre de son mandat concernant le projet de réseau électrique métropolitain de transport collectif (REM)

 

Assurément l’enjeu du siècle, les changements climatiques et leurs conséquences sont au cœur des préoccupations des décideurs, notamment au niveau national, mais également, de plus en plus, à l’échelle municipale. Le Québec vise pour 2030 une réduction de 37,5% de ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, et compte essentiellement, pour ce faire, sur les secteurs du transport et du bâtiment (Québec. MDDELCC, 2015a).

Le secteur des transports est de loin le premier secteur d’émission, avec 35 millions de tonnes équivalent CO2, soit 45% du total. À eux seuls, les transports routiers comptent pour 78% des émissions en transport. Les émissions de ce sous-secteur ont augmenté de 32% depuis 1990 (Québec. MDDELCC, 2015b). Le transport routier des personnes compte, lui, pour près de la moitié des émissions du secteur, soit 20% du total des émissions québécoises (Pineau, 2013).

Le transport des personnes est donc un secteur prioritaire dans la lutte contre les changements climatiques.

Vivre en Ville, Équiterre et le RNCREQ ont identifié ensemble de mesures, notamment relatives à la mobilité durable, nécessaires à l’acceptabilité du projet.

Condition n°1 : Augmentation des connexions avec le métro

Condition n°2 : Mitigation de l’étalement urbain induit grâce à l’adoption d’un plan combinant plusieurs stratégies

Condition n°3 : Adoption d’une politique de mobilité durable

  • Qui fixe des objectifs d’augmentation de l’offre de service de transport collectif, partout au Québec.
  • Qui assure au transport collectif un financement dédié, suffisant et récurrent.
  • Qui articule l’ensemble des modes de transport durables (autopartage, déplacements actifs, transport collectif) pour des villes multimodales.

Condition n°4 : Relance des autres grands chantiers de transport collectif de Montréal

  • Coup de départ du prolongement de la ligne bleue.
  • Amélioration de la desserte en transport collectif des secteurs centraux de l’agglomération de Montréal, notamment par la relance des projets de tramway.

Les conditions présentées dans ce mémoire ont été identifiées afin de limiter les effets négatifs appréhendés et de maximiser les effets positifs attendus du projet. Sans elles, les retombées positives du projet ne sont pas à la hauteur de ses coûts et des inconvénients qu’il comporte. Notre appui dépend donc de leur réalisation.